Au Brésil, la déforestation de l’Amazonie explose

Au Brésil, la déforestation de l’Amazonie explose

La destruction de la forêt observée lors de la première quinzaine de mai a doublé par rapport à la même période en 2018, quand l’abattage illégal de ses arbres avait déjà atteint un niveau record.
L’équivalent de 7 000 terrains de football a été détruit dans l’Amazonie brésilienne en seulement deux semaines : les tronçonneuses continuent de faire des ravages à un rythme toujours plus effréné.
C’est ce qui ressort des chiffres officiels pour la première quinzaine de mai, dont le journal Estado de São Paulo se fait l’écho : pendant cette période, la région a ainsi perdu 19 hectares par heure de forêt protégée, soit un total de 6 800 hectares environ.
Ces données “sont les pires du mois en une décennie”, “le double de ce qui avait été enregistré à la même période en 2018”, s’alarme le quotidien.
Source le courrier international
La déforestation continue à un rythme accéléré. Comment faire comprendre à ses dirigeants sans scrupules d’arrêter cette folie pour notre planète ? Le seul moyen est de faire pression sur ces pays en arrêtant le commerce du soja ou d’autres cultures intensives avec eux et les aider en valorisant leurs forêts primaires. Les dirigeants européens peuvent agir en ce sens avec le soutien des citoyens .

2 sociétés innovantes impliquées dans la sauvegarde de l’environnement : IADIS et EUVEKA

2 sociétés innovantes impliquées dans la sauvegarde de l’environnement : IADIS et EUVEKA

Cooperation Planet met en avant les sociétés innovantes qui participent à relever les défis planétaires. Voici 2 exemples intéressants:

Créée en septembre 2016, la société IADYS conçoit, développe et fabrique des solutions innovantes dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique au service de l’environnement. Elle propose une solution robotisée pour collecter les déchets au plus proche de leur source d’émission avant que ceux-ci ne se dispersent en mer : le Jellyfishbot. C’est un petit robot qui récupèrent les pollutions en surface, capable de se faufiler dans les moindres recoins où se concentrent les déchets. De faible coût et d’une autonomie entre 6 et 8 heures, il est efficace (1000 m2/h), facile à manipuler, électrique et silencieux.”

Résultat de six années de recherche et développement, le mannequin connecté Femme d’Euveka est une innovation technologique conçue pour s’adapter au plus proche de l’évolution du corps humain, en fonction de l’âge ou des morphotypes. Contrôlé par un logiciel de conception, il peut évoluer intégralement ou par zone, en hauteur et en largeur, selon un barème de corps et de vêtement donnée. Dénonciation du diktat de la minceur, personnalisation du vêtement, développement des technologies pour une mode éthique: les industries textiles sont confrontées à des changements stratégiques. Cette nouvelle génération de mannequins connectés et évolutifs assiste les professionnels du textile dans le processus de prototypage et de conception de vêtements, sans recourir à un mannequin classique. Auparavant, le prototypage d’un vêtement était réalisé sur un support en bois rigide avec une morphologie irréaliste du corps humain. De nos jours, avec Euveka, le prototypage d’un vêtement peut être réalisé avec un outil industriel innovant et adapté aux demandes et aux besoins du marché. Euveka apporte une nouvelle vision de l’économie textile, plaçant le consommateur au centre du design et s‘appuyant sur des piliers de la qualité et d’éthique de production. Euveka révolutionne la phase de prototypage : son mannequin connecté peut reproduire des vêtements à la taille de chaque client ou de chaque marché cible. En plus des solutions sur mesure pour les clients, l’innovation d’Euveka facilite les processus de fabrication en gagnant du temps et en divisant par deux les coûts de prototypage. Enfin, le mannequin-robot a un impact environnemental réel en réduisant les déchets textiles. Cette technologie brevetée et 100% made in France consiste en une personnalisation à chaque étape de la fabrication du vêtement. La société cible des maisons de couture hautement qualifiées et leur propose une option de crédit-bail ou d’achat leur permettant d’utiliser les mannequins robotiques.

Sommes-nous face à un tournant dans la lutte contre l’esclavage ?

Sommes-nous face à un tournant dans la lutte contre l’esclavage ?

Nous assistons à un changement crucial dans la lutte mondiale contre l’esclavage. Les grandes entreprises aux États-Unis, en Europe et en Australie assument, plus que jamais, la responsabilité de débarrasser le monde de ce crime épouvantable. Et elles le font à la lueur des médias et dans un contexte de sensibilisation croissante des consommateurs.

L’esclavage moderne est depuis longtemps un crime caché, interdit dans tous les pays mais endémique dans le monde entier. Le commerce de la traite des êtres humains d’un montant de 150 milliards de dollars prospère là où les personnes sont le plus vulnérables et se développe parallèlement aux catastrophes humanitaires ; il suffit de regarder comment les crises de réfugiés ont fait des personnes déplacées et désespérées une cible facile pour les trafiquants, ou comment un conflit a réduit les populations à la pauvreté, lorsque des droits humains fondamentaux sont sacrifiés pour rester en vie.

Sur les quelque 40,3 millions de personnes actuellement réduites à l’esclavage, 70 % sont contraintes au travail forcé, exploitées et maltraitées. Des hommes, des femmes et des enfants sont asservis par la dette, privés de leur dignité et de leur liberté. Ils sont le visage d’une humanité réduite à de simples marchandises, travaillant sans rémunération dans des usines, des fermes ou des champs, ou risquant leur vie quotidiennement dans des mines délabrées, sur des bateaux de pêche ou en ouvrant des fèves de cacao. Ils sont les victimes silencieuses d’une économie toxique poussée par une soif mondiale de produits et services toujours moins chers – souvent impossibles à retracer, toujours impossibles à quantifier.

Mais lentement, la honte secrète du monde devient plus visible. L’attention accrue des médias a entraîné une prise de conscience croissante des consommateurs et, de manière cruciale, les entreprises doivent y faire face.

Les PDG d’entreprises mondiales commencent à se diriger vers la transparence et la gestion de leur chaîne d’approvisionnement. Unilever est l’un des meilleurs exemples de ce leadership modèle.Adidas, qui a remporté le prix Stop Slavery l’année dernière, emploie 1,3 million de personnes. Néanmoins, il a établi des directives strictes en matière d’approvisionnement responsable, identifiant les risques de travail forcé jusqu’aux matières premières utilisées dans ses chaînes d’approvisionnement. Il s’agit d’un effort considérable. Walmart, premier employeur privé au monde avec 2,3 millions d’employés, collabore avec d’autres détaillants, fournisseurs.

Des pressions en faveur d’une législation européenne sont également d’actualité. En septembre 2017, huit parlements nationaux au sein de l’UE ont appelé à une législation normalisée visant à encourager les entreprises à s’attaquer aux problèmes des droits de l’homme. Imaginez l’impact global de l’approbation d’un marché de cette envergure.

Le vrai changement, cependant, arrivera lorsque les entreprises commenceront à se vendre activement comme des sociétés n’employant aucun esclave auprès de la prochaine génération de consommateurs avisés.

Expédition pour supprimer les plastiques des fleuves européens

Expédition pour supprimer les plastiques des fleuves européens

l’expédition Tara part à la chasse au plastique dans 10 fleuves d’Europe

Environ 8 millions de tonnes de plastique sont rejetés chaque année dans les océans, dont 600.000 tonnes rien que pour l’Europe, selon la fondation Tara.

80% de la pollution au plastique dans les mers vient des fleuves. C’est pourquoi les scientifiques de l’expédition Tara, après avoir étudié les océans, vont remonter dix fleuves d’Europe pour mieux comprendre le parcours du déchet en plastique. 

À la fin du mois de mai, ils vont commencer par la Tamise en Grande-Bretagne. En France ce sera le Rhône, le Rhin, la Garonne, la Saône. Leur voilier, la goélette Tara va tirer un filet qui va capturer les déchets de plastique, y compris les micro-plastiques. Ces chercheurs avaient déjà mesuré qu’en Méditerranée il y aurait 400 milliards de micro-déchets dont l’essentiel viendrait des rivières. 

En analysant l’eau des fleuves ils vont pouvoir mieux comprendre quels sont les déchets principaux, leurs sources, les bouteilles, les sacs, combien de temps ils mettent pour faire des centaines de kilomètres et arriver dans la mer, et dans quel état. Et quel est l’impact de tout ça sur la biodiversité ? 

Des “radeaux” à espèces

Car sur ces déchets se développent des bactéries. Certaines sont toxiques et se retrouvent dans la mer en la polluant. En outre, ces déchets de pastique qui flottent sont de véritables “radeaux” à espèces qui peuvent transporter sur de grandes distances des êtres vivants.

Après le tsunami au Japon en 2011, sur un seul petit morceau de polystyrène, des scientifiques ont découvert 59 espèces différentes de larves, de micro algues, du zooplancton. Il était parti du Japon pour arriver au Canada. C’est l’un des risques liés à la pollution par le plastique : transférer des espèces qui peuvent devenir invasives d’un continent à un autre. 

Pourquoi l’inégalité des revenus est une menace pour le climat

Pourquoi l’inégalité des revenus est une menace pour le climat

Au cours des dernières décennies, l’inégalité des revenus a augmenté dans presque tous les pays de l’OCDE. Les 10 % les plus riches de la population ont aujourd’hui un revenu moyen environ neuf fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Il y a 25 ans, il était sept fois plus élevé. Bien qu’on ait assisté à une augmentation de la prospérité générale au cours des dernières décennies, la croissance n’a pas été équitable, et n’a pas profité à tout le monde.

Une plus grande inégalité alimente la méfiance, le mécontentement et le populisme de droite. Selon une nouvelle étude européenne, les personnes dont le revenu a moins augmenté que celui des autres soutiennent plus souvent des partis d’extrême droite. La tendance à soutenir ces partis est plus élevée chez les individus qui considèrent que leur propre revenu est faible s’ils vivent dans un pays où l’inégalité des revenus a augmenté davantage.

Ce n’est pas seulement la démocratie libérale qui risque la crise lorsque les inégalités augmentent. Nous sommes maintenant confrontés à l’un des plus grands défis de l’humanité : la menace climatique. La lutte contre la hausse de la température dans le monde exige des changements difficiles, des mesures coûteuses et une coopération internationale. Mais pour que des actions soient possibles, la transition vers une économie à faibles émissions de carbone nécessite que les coûts soient partagés et que la prospérité économique soit divisée plus équitablement.

Si ceux qui ont déjà pris du retard doivent aussi supporter les coûts de la transition, il existe un risque imminent d’échec dans cette tâche historiquement importante. Quand plus de 20 % de la croissance du PIB des dernières décennies est allée au 1 % le plus riche (plus que la part de la moitié inférieure de la répartition des revenus), comme c’est le cas en France, proposer une augmentation du prix du carburant devient une provocation.

Pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, les émissions doivent diminuer de 45 % d’ici 2030 par rapport à 2010, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU (GIEC). Pour que la transition vers une société à faibles émissions de carbone soit largement acceptée, les citoyens doivent avoir le sentiment que ces mesures sont justes et qu’elles ne rendent pas la vie inutilement ou injustement difficile aux citoyens et aux communautés ordinaires.