L’enseignement coopératif part de l’idée que la sagesse combinée du groupe est la plupart du temps supérieure à l’expertise de n’importe quel participant et que , en apprenant ensemble , il accroît son savoir collectif ainsi que celui de chacun de ses membres.

Lorsqu’on apprend en coopération , le processus devient aussi important que le produit.

Enseigner , désormais , ne veut plus dire enfoncer des connaissances spécialisées dans la tête de chaque élève par l’entraînement, mais plutôt montrer comment on mène en collaboration une réflexion critique.

Pour que cet apprentissage coopératif soit efficace, il faut que tous les membres se respectent mutuellement , soient disposer à écouter les points de vue et les perspectives des autres, acceptent la critique , souhaitent partager le savoir , se sentent responsables de l’ensemble du groupe et soient prêts à lui rendre des comptes.

L’enseignement coopératif avec son insistance sur le souci des autres, l’ajustement aux autres, les interactions non jugeantes, la reconnaissance des contributions uniques de chacun et la conscience de l’importance de la participation profonde du sens partagé issu des relations concrètes , stimule nécessairement l’engagement empathique.

Il n’est pas étonnant que des générations d’écoliers aient trouvé l’expérience scolaire décourageante et aliénante . Ils sont censés perdre le sens de l ‘émerveillement , éliminer la passion , se montrer désintéresser et jouer au simple spectateur de l’existence.

Elle nie l’aspect relationnel de la réalité, interdit la participation et ne laisse aucune place à l’imagination empathique.

Même si nous sommes un animal profondément social qui recherche l’inclusion et aspire à une étreinte universelle , notre biologie nous prédispose à vivre en petits groupes intimes de 30 à 150 individus.

Nous sommes la seule créature à manifester un vrai sens de l’émerveillement et de l’angoisse.

La quête simultanée d’intimité et d’universalité force continuellement l’esprit humain à s’étendre dans les deux directions.

Ils cherchent pour toujours l’intimité universelle , un sentiment d’appartenance total.

C’est notre nature empathique qui nous permet d’éprouver ce sentiment paradoxal de plus d’intimité dans de plus grands groupes.

Cette quête d’intimité universelle est l’essence même de ce que nous voulons dire par Transcendance.

La prédisposition empathique qui est innée dans notre biologie n’est pas un mécanisme à toute épreuve nous permettant de perfectionner notre humanité.

C’est plutôt une possibilité de lier progressivement l’espèce humaine en une seule famille étendue, mais il faut l’entretenir en permanence.

Seule l’action concertée instaurant un sentiment collectif d’appartenance à l’ensemble de la biosphère nous donnera une chance d’avoir un avenir.

Elle nécessitera une conscience biosphérique .

La civilisation empathique et coopérative est en train de naître.

Notre empathie s’étend vite à l’ensemble de l’humanité et à l’immense projet de vie qui enveloppe la Terre.

Dans notre course à la connectivité empathique universelle, nous sommes talonnés par un rouleau compresseur entropique en pleine accélération : le changement climatique et la production des armes de destruction massive.

Parviendrons nous à la conscience biosphérique et à l’empathie mondiale à temps pour éviter l’effondrement de la planète ?