Passionné d’aventure et d’écologie, Benjamin de Molliens a cofondé en 2017 le projet Plastic Odyssey destiné à lutter contre les déchets plastiques et multiplie les défis. Tous les matins depuis le début du mois novembre, ce sportif touche-à-tout part faire son “plogging”. Une pratique apparue en Suède en 2016, contraction de « plocka upp », « ramasser » en suédois et de jogging. En tenue de sport, équipé de gants et d’un sac poubelle, il court tout en nettoyant ce qu’il trouve sur son parcours. “Ramasser les déchets ajoute des mouvements sympas. C’est ma façon de faire des squats” rigole t-il.

L’idée du défi #nettoietonkm, Benjamin l’a eue en cherchant comment sensibiliser à l’écologie au quotidien dans la limite d’1 km et d’1 heure : “J’ai imaginé un défi facile à relever avec un hashtag court et percutant. Je voulais qu’il parle à tout le monde. Et pour le rendre viral, j’ai commencé par nominer des amis aventuriers en leur demandant de nominer d’autres personnalités à leur tour”. La participation de Joey Starr, nominé par Eddie Platt, fondateur de l’association 1 déchet par jour, lance le buzz.

Nous retrouvons Benjamin au Vallon des Auffes, à Marseille, où il s’est installé en 2017. Avec sa veste jaune fluo, impossible de le rater : “J’ai appris à accepter le regard des gens. Interpeller, ça fait partie de mon action. Il y a les déchets que je ramasse mais aussi le message que je fais passer. Certains passants me regardent bizarrement mais la plupart m’encouragent”.

Tout en répondant à nos questions, ce Breton d’origine, amoureux de la mer, remplit son sac poubelle et commente : “Le déchet star c’est le mégot. Et le paquet avec son film plastique… C’est terrible car un mégot met 10 à 12 ans à se dégrader et pollue jusqu’à 500 litres d’eau”. À ses côtés, nous constatons que les déchets sont variés – masques jetables, emballages, jouets en plastique, coton-tiges, canettes – et en près d’une heure, le sac de 30 litres se remplit rapidement… “Tout ce que nous consommons se retrouve dans le paysage. C’est pour ça que j’ai envie de sensibiliser non seulement au ramassage des déchets mais aussi à la surconsommation. En fait, la seule solution face aux déchets, c’est de ne pas en produire”. Ce mantra, l’éco-aventurier l’expérimente déjà depuis plusieurs mois à travers son projet de défis sportifs itinérants : « Expédition Zéro ».

Source Myprovence.fr