premier volume du 6ᵉ rapport d’évaluation du GIEC

premier volume du 6ᵉ rapport d’évaluation du GIEC

Fruit d’une collaboration internationale de près de 250 scientifiques issus de plus de 60 pays, ce nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) présente l’état actuel des connaissances sur le changement climatique et ses dernières tendances, ainsi que de nouvelles projections climatiques mondiales et régionales.

Le constat du GIEC est alarmant : la hausse de la température globale s’est encore accentuée, à un rythme qui fera très probablement dépasser le seuil de 1,5°C de réchauffement depuis l’ère préindustrielle dans quelques années ( sans doute avant 2030).

Pour limiter et stabiliser le réchauffement climatique sous les 2°C, le GIEC réaffirme qu’il faut baisser les émissions de CO2 rapidement et atteindre zéro émissions nettes de CO2 autour de 2050 ainsi qu’une forte réduction des émissions des autres gaz à effet de serre.

Les conséquences du changement climatique déjà observées seront accentuées au fur et à mesure du réchauffement global. Cela touche notamment les extrêmes de température, l’intensité des précipitations, la sévérité des sécheresses, la montée des eaux , la fonte des glaces, l’augmentation en fréquence et intensité des événements climatiques aujourd’hui rares.

Ce rapport doit pousser nos dirigeants , notamment européens ,à accentuer ses efforts pour limiter les énergies fossiles dans les transports , le chauffage , l’élevage intensif , … . En France l’objectif devrait être au moins une diminution de 65% des gaz à effet de serre d’ici 2030.

En cohérence avec nos souhaits , nous devons tous changer nos comportements dans nos foyers , nos transports , notre manière de consommer , de se vêtir , de se chauffer pour limiter notre impact sur la Planète.

Réchauffement Climatique et Déforestation : les innovations écologiques pour y faire face

Réchauffement Climatique et Déforestation : les innovations écologiques pour y faire face

CocoPallet
une alternative écologique au bois

La déforestation est un phénomène en croissance constante. Des milliards d’arbres sont déracinés chaque année pour les besoins de la production mondiale. Afin de lutter contre ce fléau écologique, l’entreprise CocoPallet propose une alternative au bois, cette alternative passe par l’utilisation de coques de noix de coco recyclées. Souvent jetées ou inutilisées, utiliser les coques de noix de coco dans la construction leur donne une seconde vie ! Le produit est totalement naturel et revient moins cher que le bois. Point fort : cette solution permettrait de sauver 200 millions d’arbres chaque année.

C16 Biosciences
une huile de palme respectueuse de l’environnement

L’huile de palme se glisse dans bien des produits que l’on achète régulièrement au supermarché. À l’origine de controverses diverses, cette huile entraîne une déforestation importante mais aussi la perte d’habitats de certaines populations. Pour remédier à ce problème mondial, des innovations commencent à voir le jour pour produire un substitut écologique et durable en laboratoire. Car l’huile de palme ne peut être produite que dans des zones spécifiques vers l’équateur. Parmi elles, une start-up du nom de C16 Biosciences se démarque, et pour cause elle bénéficie de l’investissement de Bill Gates. Pour produire une huile de palme quasiment identique à l’huile de palme classique, l’entreprise utilise des bioréacteurs.

Carbon Engineering
une innovation pour contrer la pollution de l’air

À Squamish, en Colombie-Britannique, la société d’énergie propre Carbon Engineering souhaite arrêter le changement climatique. Comment compte-t-elle s’y prendre ? En aspirant le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Sa technologie utilise une combinaison de ventilateurs géants et des processus chimiques complexes afin d’éliminer le dioxyde de carbone de l’air. Sa procédure est connue sous le nom de Captage Direct Air Capture. Si ce concept n’est pas nouveau, Carbon Engineering affirme que sa technologie a suffisamment avancé pour qu’elle ait un sens financier et crédible. Carbon Engineering est soutenue par Bill Gates (encore) mais aussi par les géants pétroliers Chevron, BHP et Occidental. Ces partenariats permettront de commercialiser sa technologie en utilisant le carbone capturé pour fabriquer des carburants synthétiques.

Quelques recommandations face aux problèmes environnementaux

Quelques recommandations face aux problèmes environnementaux

 Le réchauffement climatique entraîne l’augmentation de la température moyenne terrestre et des précipitations, la fonte de la banquise, du pergélisol , des glaciers de montagne et le réchauffement des océans et l’ élévation du niveau de la mer.

Comment agir à notre échelle ?

Consommer moins de viande, économiser l’énergie, moins consommer et limiter les transports polluants

La pollution de l’air entraîne l’acidification des sols qui a pour conséquences une diminution de la fertilité des milieux naturels et des cultures, l’incapacité de certaines espèces à se reproduire ou à se nourrir par la perturbation des phéromones, hormones et odeurs.

Comment agir à notre échelle ?

Économiser l’énergie, limiter les transports polluants, utiliser des produits naturels pour le ménage ou à défaut, des produits éco-labélisés

La dégradation de la biodiversité est plus que jamais d’actualité. Le taux d’extinction actuel des espèces est de 100 à 1 000 fois supérieur au taux moyen naturel constaté dans l’Histoire de l’évolution de la planète.

En 2016, la liste rouge de l’UICN dénombrait 24 431 espèces menacées sur les 86 313 étudiées.

Comment agir à notre échelle ?

Bien choisir son poisson, consommez moins de viande, soutenir une ONG qui œuvre pour la protection de la biodiversité, exercer une pression citoyenne à tout projet qui menace la biodiversité (pétition, boycott).

Sources : actionecolo, greenpeace

La population de papillons a chuté de moitié en 20 ans en Europe .

La population de papillons a chuté de moitié en 20 ans en Europe .

Selon une étude publiée dans la revue Science, les populations de plus de 450 espèces de papillons ont diminué d’environ 2 % par an au cours des quarante dernières années.

Les causes de la disparition des papillons ? l’agriculture intensive, l’usage de pesticides et le réchauffement climatique.

L’intensification agricole et la densification urbaine réduisent les habitats de prédilection des papillons : pelouses, prairies et landes. Les herbicides font disparaître les plantes spécifiques dont leurs chenilles se nourrissent, tandis que les insecticides s’attaquent directement à eux. Quant au réchauffement climatique, il contraint certaines espèces à migrer vers le Nord ou en altitude, sans toujours parvenir à trouver un nouvel habitat.

Pourquoi les protéger ? Les papillons ne sont pas seulement de jolis insectes colorés aux noms poétiques, ils jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de la nature.

Comme les abeilles, les papillons sont des pollinisateurs : en se nourrissant du nectar des fleurs, ils transportent le pollen d’une plante à l’autre et assurent ainsi la reproduction de nombreuses plantes.

Les papillons constituent un maillon important de la chaine alimentaire, leurs chenilles servant de nourriture à de nombreux animaux, comme les oiseaux.

Pour toutes ces raisons, les papillons sont de très bons indicateurs de l’état de santé de l’environnement.  Leur déclin alarmant témoigne de sa dégradation.

Que faire pour les protéger ?

Tout d’abord, supprimer l’usage des pesticides qui contaminent l’environnement. Au jardin, on peut accueillir des papillons en plantant des graines spécifiques de leurs fleurs

nourricières, créer de petites zones de friche où les papillons pourront pondre leurs œufs et les chenilles se nourrir, espacer les tontes.

Sources : Agence européenne pour l’environnement, UICN, MNHN.

Je choisis des produits en vrac ou peu emballés et évite le plastique, surtout à usage unique

Je choisis des produits en vrac ou peu emballés et évite le plastique, surtout à usage unique

Chaque minute, l’équivalent d’un camion poubelle de plastique est déversé dans l’océan. Ces 10 dernières années dans le monde, l’industrie a produit plus de plastique que durant les 100 années précédentes.

Pailles, bouteilles, gobelets, touillettes, rasoirs jetables, sacs en plastique…

Chaque année 8 millions de tonnes de plastique sont déversés dans les océans.

Ils sont acheminés par les fleuves, polluant au passage rivières et plages. Sur terre, ils diminuent la capacité des sols à retenir l’eau ainsi que leur fertilité. En mer, c’est un autre désastre. Oiseaux, tortues marines, dauphins et autres mammifères marins sont régulièrement blessés ou meurent étouffés.

Les déchets flottants représentent, en masse cumulée, moins de 1% du plastique présent dans les océans et les 99% restants sont composés de micro-plastiques  issus de la dégradation des macro-déchets plastiques.

Les micro-plastiques sont ingérés par les coraux, les phyto- et zooplanctons, les mollusques et les poissons dont ils peuvent boucher le tube digestif mais chez qui ils peuvent aussi provoquer des modifications de croissance ou de reproduction en perturbant leur métabolisme et leur système hormonal. Les micro-plastiques peuvent également constituer un vecteur de polluants (hydrocarbures, pesticides, métaux lourds…) ou d’additifs (bisphénols Aphtalates). Ils contaminent tous les maillons de la chaîne alimentaire marine. On en retrouve même dans notre corps.

Les micro plastiques ne peuvent pas être collectés en mer. Les solutions se trouvent sur terre et chacun d’entre nous peut limiter ses rejets.

Sources : office français de la biodiversité, greenpeace.

Les pesticides, principale cause de la disparition des oiseaux en France

Les pesticides, principale cause de la disparition des oiseaux en France

En trente ans, l’Europe a perdu plus de 421 millions d’oiseaux. Une situation alarmante due en grande partie au dérèglement climatique mais surtout aux pesticides.

Comment expliquer l’alarmante disparition de millions d’oiseaux ces dernières années ? Le dérèglement climatique désoriente les oiseaux migrateurs, mais le premier coupable est une molécule chimique : l’imidaclopride, qui agit sur eux comme un poison à mort lente lorsqu’ils picorent par exemple des graines enrobées de pesticides semées dans les champs.

Quels oiseaux sont en déclin ? 

Le chardonneret élégant, le coucou, le milan royal, le pigeon ramier, la perdrix grise, l’alouette : la situation est alarmante. Non seulement ces oiseaux disparaissent, mais cette disparition s’est accélérée ces dernières années : « Depuis 1989, on a perdu en France à peu près un tiers des oiseaux des milieux agricoles, constate Frédéric Jiguet, ornithologue et professeur au Centre d’écologie et des sciences de la conservation du Muséum d’histoire naturelle. Les alouettes, les tourterelles des bois, les perdrix, sont des espèces en déclin et dont on perd chaque année 1 % à 2 % des effectifs. On a perdu à peu près un quart des coucous en France, l’une des espèces en déclin marqué. »

En tout, près de 275 espèces sont touchées, dont 32 % d’oiseaux nicheurs. Certaines, comme le moineau friquet, ont presque disparu dans toute l’Europe de l’Ouest. D’autres plus gros, comme les merles, les pies ou les corneilles, qui mangent tout y compris des oisillons, survivent mais se réfugient en ville.

Source France Culture