Les problèmes liés  à L’élevage  intensif

Les problèmes liés à L’élevage intensif

L’élevage , l’agriculture et la déforestation qui l’accompagnent est responsable de 25 % des émissions de gaz réchauffants. Entre 1950 et 2000, la consommation de viandes a été multipliée par 5 alors que la population a seulement doublé. L’élevage couplé à l’agriculture pour nourrir le bétail émet 37 % du méthane répandu dans l’atmosphère ( 25 fois plus réchauffant que le CO2). C’est aussi le principal émetteur du protoxyde d’azote , 2ème gaz responsable du réchauffement ( surutilisation d’engrais azotés chimiques et mauvaise gestion des déjections animales). Il émet aussi du CO2 ( 9 % des émissions) via la consommation de carburants ( transport et chauffage des installations) et une très grande quantité de gaz fluorés ( chaine du froid).

Le Cheptel mondial est de 28 Milliards de têtes . Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C , il faut que les émissions de gaz à effet de serre passent de 51 gigatonnes à 13 gigatonnes d’ici 2050. Si nous continuons à garder le même élevage intensif , il émettra 10 Gigatonnes soit 80 % des émissions souhaitables en 2050. Cela sera impossible à tenir. 1Kg de viande émet autant de gaz qu’un trajet de 220 Km( veau) , 180 Km ( agneau) , 70 Km ( bœuf) et 7 Km ( poulet) en voiture. En 2002 un tiers des céréales produites ont servi directement à alimenter le bétail. Ces 670 millions de tonnes auraient été suffisant pour nourrir 3 Milliards de personnes. 90 % des terres de la forêt amazonienne servent au paturage et à la production de soja et céréales pour nourrir le bétail. Cet élévage intensif dévore le phosphore de l’humanité ( utilisé dans les engrais). A ce rythme il sera épuisé dans 40 ans. Il est avec l’eau une ressource vitale non renouvelable.

94 % des émissions d’ammoniac sont produites par l’élevage et l’agriculture intensifs : principale cause des pluies acides. Elles détruisent les éléments nutritifs du sol , provoquent le déperissement des forêts et altérent l’eau.

La surconsommation de viande met en péril nos ressources en eau . Cette eau qui commencera à manquer dans 5 ou 6 ans. La production industrielle d’un Kg de bœuf absorbe 13500 litres d’eau. 1200 litres pour 1Kg de blé , 990 litres pour 1 l de lait. La mauvaise gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère.

La surconsommation de viandes rouges augmente les cancers , maladies cardio vasculaires , obésité, hypertension, ostoporose, diabète, cholesterol, polyarthrite, calculs biliaires,..

Les viandes transformées sont les plus dangereuses , hautement cancérogènes par le Centre international de recherches sur le cancer.

Il est donc important d’éviter de se nourrir de tous les plats transformés :pizzas, lasagnes, raviolis , hachis parmentier , sauces bolognaises et les charcuteries.

Pour notre santé, le bien être animal et notre planète , Il faudrait limiter la consommation à 1 à fois par semaine viande blanche et 1 fois tous les 15 jours viande rouge.

Changer d’alimentation pour sauver la planète ?

Changer d’alimentation pour sauver la planète ?

La fondation Eat a publié , mercredi 16 janvier 2018, un rapport dans la revue médicale Lancet. Dans cette article, 18 éminents scientifiques internationaux remettent vigoureusement en cause le régime alimentaire de l’Homme aujourd’hui. Dans un contexte de tension autour des problématiques liées à l’alimentation, notamment dans l’Hexagone, cet article pourrait bien faire l’effet d’une bombe dans les consciences.

C’est un nouveau cri d’alarme autour de nos assiettes. L’alimentation des humains devient jour après jour une menace de plus en plus grave pour les écosystèmes de la planète et participent au changement climatique. C’est du moins ce qu’on peut retenir de la publication de la fondation Eat à travers la plume de 18 scientifiques venus de 16 pays différents. Le constat est édifiant. On compte 820 millions de personnes souffrant de sous-nutrition, c’est-à-dire ne pouvant manger à leur faim. On compte également 2.1 milliards d’individus en surpoids dont une part de plus en plus importante de personnes obèses. Les 18 scientifiques insistent également sur le poids de nos modes de production, insistant sur le rôle de l’agriculture et des industries agroalimentaires. L’agriculture occupe 40% des terres du globe. La production alimentaire prise dans son ensemble est responsable de près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

La population de la Terre ne cesse d’augmenter et devrait passer le cap des 10 milliards en 2050. L’alimentation humain est aujourd’hui bien trop riche en protéines animales ainsi qu’en sucre pour ne pas participer à la destruction de nos écosystèmes. Trop souvent ignorées, les conséquences effrayantes de l’aquaculture en zones côtières sont également pointées du doigt dans l’article. Ce dernier propose d’ailleurs quelques recommandations sur les baisses à appliquer à notre alimentation : 14 grammes de viande rouge par jour, 29 grammes de poulet, … Pour le poisson, la consommation journalière conseillée est de 28 grammes afin d’obtenir suffisamment d’oméga 3 et ainsi limiter les risques de maladies cardiovasculaires.

Selon les auteurs de ce rapport, il s’agit d’améliorer la santé des populations mais aussi de préserver les écosystèmes en les libérant de la pression exercée par l’agro-industrie. « Une production alimentaire pour 10 milliards de personnes ne devrait pas utiliser de terres supplémentaires, préserver la biodiversité existante, réduire la consommation d’eau » affirme l’article.

En France, l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) a tenté d’apporter des solutions dans le cadre de l’Hexagone. L’objectif étant d’inciter au développement des filières de production agricoles durables « capables de répondre au mieux aux recommandations nutritionnelles pour l’homme, en modifiant le moins possible les habitudes alimentaires et en proposant des menus accessibles au plus grand nombre ».

De l’eau potable pour chaque citoyen

De l’eau potable pour chaque citoyen

Près de 2,1 milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à l’eau potable. 4,5 milliards de personnes ne disposent pas non plus de services d’assainissement dignes et sécurisés. Résultat, l’eau insalubre tue chaque année 2,6 millions d’êtres humains, dont une majorité d’enfants, du fait des maladies hydriques telles que la diarrhée et le choléra.

Selon des estimations, 40 % de la population mondiale sera confrontée aux pénuries d’eau d’ici 2050. Les tensions déjà existantes entre usagers de l’eau, voire entre pays, vont maintenant s’aviver et risquent de se transformer en confrontation.

En juillet 2015, l’Assemblée Générale des Nations Unies a lancé, à l’unanimité de 195 Etats signataires, les Objectifs de Développement Durable (ODD) pour vaincre la pauvreté dans le monde. Parmi les 17 ODD, l’Objectif 6 vise à garantir l’accès de tous à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030. Or, dans le Rapport UN Water 2018, les Nations Unies reconnaissent elles-mêmes que ‘’le monde n’est pas sur une bonne trajectoire pour atteindre les ODD d’ici 2030 ».

Le financement nécessaire pour réaliser l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030 s’élève à 114 Md$ par an. C’est trois fois plus que les investissements actuels !